Ulysse

Lors de son accueil au refuge le 09/09/10, Ulysse était seulement âgé de 18 mois. C'est suite à un appel téléphonique désespéré d'une voisine que nous avons appris la triste vie d'Ulysse. Isolé derrière une maison, il subissait les coups répétés de son propriétaire (coups de poing, coups de planche sur le dos,). Il était également laissé sans nourriture et sans eau. Un autre voisin se chargeait donc de le nourrir et de lui apporter de l'eau fraîche en cachette. Les voisins ont tenté le tout pour le tout afin de sortir Ulysse de cet endroit. Il a ensuite été confié au bons soins du refuge. Dans un premier temps, il était assez difficile à gérer, ses rapports avec les humains étaient conflictuels. Toujours sur la défensive, il avait un comportement dominant, voire provoquant lorsqu'il se trouvait face à nous. Il a cependant très vite évolué et déjà après un mois en notre compagnie, c'est un Ulysse transformé qui a fait son apparition. C'est actuellement un âne très joueur et espiègle mais à qui il faut encore souvent rappeler les limites à ne pas dépasser.

 

 

Roméo et Ulysse, adoptés en juillet 2012, sont revenus au refuge le 10 mars 2018.
La demande de retour au refuge vient des adoptants qui, suite à des problèmes familiaux, n’étaient plus en mesure d’assumer comme ils le souhaitaient l’accueil des deux ânes.
Ils sont revenus en ordre et en parfait état sanitaire.  Ils sont toujours très sociables et bien éduqués.  Ils étaient juste un peu trop gros, raison pour laquelle nous les avons mis au régime.
Mais, pour nous, c’est encore un retour adoption de plus auquel nous devons faire face. 
Malgré toutes les précautions prises à la base, force est de constater que les adoptions sur le long terme sont rares et que les premières victimes de ces changements sont toujours les ânes.  Quatorze de nos pensionnaires adoptés depuis 2007 sont déjà revenus au refuge…  Très triste et décourageant pour l’équipe.  C’est la raison pour laquelle nous avons de plus en plus de mal à faire confiance lors des demandes d’adoption et que nous sommes, de ce fait, très souvent qualifiés de draconiens dans nos exigences.  Il est évident que nous devons l’être afin d’assurer une bonne prise en charge et le bonheur de nos pensionnaires.
                                                                                                                       Muriel