Noé

 

Date d’arrivée au refuge : 07 février 2018
Provenance : Bierwart
Date de naissance : octobre 2017
Sexe : hongre
Taille : en croissance
Robe : brune avec bande cruciale
Signe particulier :   souffre d’une rétractation du tendon fléchisseur profond aux deux antérieurs


Raison de son abandon : Noé, âgé entre 3 et 6 mois, a été accueilli au refuge suite à une saisie (ordonnée par le Bien-Etre Animal) dont tous les détails sont sur cette page :http://www.loasisdesanes.be/Saisie7fev.htm

 

 

Noé lors de la saisie

Noé son arrivée à l'oasis

 

Noé sous lampe chauffante.

Son histoire au refuge :

à son arrivée, le petit Noé souffrait d’une hypothermie sévère, était atteint d’un souffle cardiaque et d’une infection respiratoire ; il était cachectique et se trouvait dans un état de grande faiblesse !

Couvertures, bandages en fibre polaire aux 4 membres, lampe chauffante, aliments spécifiques, lui ont permis de récupérer quelques degrés de température. Mais rien n’était gagné !  Il était tellement faible qu'il ne pouvait pas se lever sans notre aide.

S'il ne faisait aucun doute que Rosa (ânesse provenant de la même saisie) était bien la maman de Couscous (ânon recueilli aussi lors de cette saisie), il n'en était pas de même pour Capucine (ânesse également saisie et dont l’ânon était décédé)  qui rejetait Noé.  Grâce à notre intervention constante et à force de persévérance, elle a commencé à accepter de lui offrir son lait très précieux (étant donné l’état de faiblesse de Noé). Le lien s’est progressivement tissé entre Noé et sa maman adoptive. Noé n'arrivant toujours pas à se lever seul, car il était trop faible, était relevé par Muriel, à intervalles réguliers (y compris la nuit) afin qu'il puisse chaque fois manger.  Ainsi, il a pu, petit à petit, reprendre vigueur. Nous nous sommes vite rendu compte, vu  son état critique, qu'il n'aurait probablement pas survécu, si la saisie avait eu lieu un jour plus tard…

Après une dizaine de jours, Noé, qui était un peu plus fort, est parvenu, à notre grand soulagement, à se lever tout seul. Par la suite, les différents soins (vaccinations, vermifugation puçage/identification, traitement contre les poux…) ont pu être réalisés en fonction de son état. Comme il n’était pas du tout habitué à être manipulé, il était fort craintif ; mais l’évolution, dans ce domaine, a été très positive.

 

Muriel ferme bien le manteau de Noé avant sa première sortie


Quelques mois plus tard, Noé et Couscous (le 2ème ânon recueilli) ont été sevrés. Très complices, ils ont profité du paddock en attendant d’être castrés. Cette castration a eu lieu le 22 février 2019, soit un peu plus d’un an, après leur arrivée au refuge. Ils ont alors rejoint le groupe de Cadichon & Cie, où ils ont pu gambader et s’en donner à cœur joie.

 

 

   

 

Même si cela n’affectait nullement leur déplacement, Noé et Couscous marchaient sur les pinces, sans poser les talons. Lors de différents examens, il s’est avéré qu’ils souffraient, tous les deux, d’une rétractation du tendon fléchisseur profond aux deux antérieurs. Après discussion avec notre maréchal-ferrant, notre vétérinaire (et l’avis d’un chirurgien spécialisé en orthopédie), il a été décidé de placer des prothèses en résine afin de permettre au tendon de progressivement s’étirer. Ce problème, déjà rencontré, à plusieurs reprises, au refuge, chez des ânons nés de mères très faibles et carencées, se résout généralement de lui-même, avec un retour à la normale, après quelques mois et une bonne complémentation en vitamines/minéraux. Cela n’a pas été le cas chez Noé et Couscous : il est plus que probable que les problèmes de consanguinité y soient pour quelque chose.


Davide, notre maréchal-ferrant, a donc utilisé des petites prothèses composées d’un fer et d’une extension plastique à l’avant, le tout adapté et placé aux deux antérieurs, grâce à de la résine. L’extension en plastique empêche de poser le pied uniquement sur la pince (partie avant du pied) et oblige ainsi l’âne à mettre le talon au sol. Cette prothèse est remplacée mensuellement et le pied est paré avant le placement de la nouvelle. De plus, un complément alimentaire, à base de plantes bénéfiques aux tendons, est administré. Ces prothèses ne gênent absolument pas les déplacements !


Après 4 mois, même si une nette amélioration était constatée chez Noé, la situation n’était toujours pas correcte. Notre maréchal-ferrant a donc choisi de petits fers orthopédiques, avec également extension à l’avant, le tout fait maison et sur mesure !
Au bout de quelques mois, les fers ont montré leur efficacité et ils ont pu être retirés. Nous pouvions espérer que le parage mensuel serait suffisant pour ne pas perdre le bénéfice du traitement orthopédique. Malheureusement, après quelque temps, force a été de constater que Noé posait, à nouveau, un des deux antérieurs en pince. Notre maréchal-ferrant a préféré remettre en place un ferrage orthopédique (avec extension, dans le cas de Noé qui est plus atteint que Couscous) pour maintenir les tendons correctement. Il utilise une mini enclume pour confectionner les petits fers à la bonne mesure ! Chez Noé, ces fers sont changés, toutes les 4 semaines. Ils ne l’empêchent nullement de courir partout ! Il est juste un peu moins discret quand il foule le béton, avec ses petits fers aux pieds !