
Raison de son abandon : Cuberdon est arrivé au refuge accompagné de Brunette et de Rocky. Leurs propriétaires, suite à l’expulsion de leur logement, se retrouvaient à la rue. Ils nous ont téléphoné pour que nous prenions les 3 ânes en charge.
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Son histoire au refuge : par chance et/ou effet de surprise, Cuberdon est monté dans le van de transport sans trop de difficultés. Par contre, cela a été très compliqué de le faire entrer dans le box de quarantaine ! En effet, lors de son arrivée, Cuberdon n’était pas du tout manipulable ! Refus du contact avec l’humain et en permanence sur la défensive ! Pourquoi un tel comportement ? Cuberdon avait été castré chez les anciens propriétaires par un vétérinaire qui a pratiqué la castration debout (cela arrive encore actuellement et les ânes ne sont pas correctement anesthésiés) avec, comme toujours, la même conséquence : l’impossibilité par la suite d’approcher l’âne ! L’état de ses pieds plus jamais parés par un maréchal-ferrant nécessitait une intervention urgente ! Une tranquillisation effectuée par nos deux vétérinaires a été indispensable pour permettre le travail de notre maréchal-ferrant. Vu les déviations de ses pieds, il a eu droit à des interventions plus nombreuses et plus régulières que la normale. |
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Cuberdon a eu beaucoup de difficultés à s’adapter au groupe des hongres : course après ses congénères pour les mordre et faire le vide autour de lui, agressivité croissante… Il a été placé, seul, dans une prairie attenante aux autres prairies, mais cela ne semblait pas lui convenir. Remis dans un plus petit groupe (avec Brunette), il est vite retombé dans ses travers ! A force de patience et de bienveillance, il a commencé à montrer, au fil des mois, une évolution positive. Comme il semblait enfin accepter la compagnie d’autres ânes, il a été à nouveau introduit dans le groupe des hongres et il accepte à présent la compagnie de ses congénères. Avec l’humain, les progrès sont tangibles : il se laisse brosser (pas par tout le monde) et, en liberté, vient souvent au contact pour quémander des câlins. La prise des pieds est maintenant acquise, mais est réservée à un nombre très restreint d’ « humains » : le maréchal-ferrant et les personnes qui s’occupent quotidiennement de lui. C’est souvent le cas des ânes qui ont souffert de gros traumatismes. Ils finissent par accorder leur confiance, mais uniquement à un nombre très limité d’individus. Il faut aussi toujours être prudent, car la moindre « erreur » de manipulation et/ou le moindre stress pendant une manipulation provoquent un retour en arrière. |
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Date d’arrivée au refuge : 16 octobre 2016 |
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